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mardi 28 août 2012

La clé sous la porte


Sans rythme, la vie n'est pas au rendez-vous. Et si elle l'est par soubresauts, elle n'a pas la même saveur, pas la même intensité. Vous en conviendrez. Et puis, les points de suspension, les silences, les parenthèses... ne durent qu'un temps ou alors ne prolongent qu'artificiellement le sursis. 
Vos visites, vos mots, nos liens, ces échanges, nos passerelles improbables dans ce monde ultra connecté me manqueront à coup sûr. Mais six ans plus tard (835 messages), force est de constater que ma pâleur égale le cliché du jour. Last one. Il est donc préférable de boucler ici ce qui restera un truc à part dans mon for intérieur désormais clos en cette veille de rentrée. Sans doute faudra t-il passer à autre chose. On verra bien.
En attendant, prenez soin de vous. Je resterai visiteur fidèle, ici et là. Mes liens restent indéfectibles.


mardi 6 mars 2012

Paradigme

Parapluies des quatre coins du monde.
Cherbourg et Bombay.
Ou ailleurs. Porte-parapluies.
Rétroviseur. Retour du futur.
Paranormal ou parallèle.
Peu importe.
Juste couver l'empreinte indélébile.
Instant rare.
Parabole.
Par amour.
Par à coup.
Abri de fortune et des regards indiscrets.
Paradis ou temps perdu.
Abri-abra cada-bra.
Parbleu.
La magie opère. Opéra.
A cœur ouvert.
Chasse la douleur.
Panses-y.
Paracétamol.
A quat'sous. Pour deux balles. Trois fois rien.
Pas un clou.
Pas grave.

jeudi 12 janvier 2012

Popu ducon

Populaire : [PO - PU - L3R]. Emprunté au latin popularis, de põpulus : peuple.
1° Qui concerne le peuple. Qui appartient au peuple.
2° Qui est répandu jusque dans le peuple. Cette vérité est devenue populaire.
3° Qui est conforme aux goûts du peuple.
Un genre de littérature populaire, un roman populaire ou encore une chanson populaire... Rappelez-vous ! Et ça ne vous quittera plus de la journée ! ... Ça s'en va et ça revient, C'est fait de tout petits riens, Ça se chante et ça se danse, Et ça revient, ça se retient, Comme une chanson populaire...
4° Autres étiquettes pour rappeler que la vie n'est pas drôle tous les jours et peut être un combat... Soupe populaire, secours populaire, front populaire...
5° Le pompon (ou plutôt le Fouquet's) : C'est indigne de reprocher au président de la République d'être allé dans une brasserie populaire des Champs-Elysées... Christian Estrosi, membre de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP)

C'est vrai, ça, qui n'est pas déjà allé au Fouquet's ? Avec ou sans Rollex. Turlututu !


mercredi 11 janvier 2012

Une séparation

Film d'Asqhar Farhadi avec Leila Hatami, Peyman Moadi...
Si on doit revenir un instant sur l'année ciné 2011, je veux primer ce film d'abord.
Le nom des gens dans un autre genre n'est pas loin et il faut le dire, je n'ai guère vu grand chose de l'année... mais, bon, à l'heure du dernier coup d'oeil dans le rétro, battons le box-office (quel nom étrange tout de même pour parler cinoche) en brèche.
Comme un besoin ET une envie de sortir ce film du lot. Inutile de bavasser davantage. Rares sont ceux qui remuent méninges et tripes sans artifices ou gadgets hollywoodiens.
On verra pour "intouchables" plus tard.
A vous.

mercredi 28 décembre 2011

Le retour




Droit devant. Écoutilles grandes ouvertes. Oreilles dégagées. Prêt pour une année nouvelle. En découdre avec l'adversité, quelle qu'elle soit. En finir avec la sinistrose ambiante. Décapons nos neurones, retrouvons faim et soif de l'autre, de l'ailleurs, de l'étrange. Sel et piment doux. Sucre et fraises. Lâcher prise. Lâcher du lest. Se lâcher. Oui. Halte à la guimauve qui colle aux dents. Made in France ou pas. Prenez soin de vous et profitez du meilleur à venir. Glou.

dimanche 13 novembre 2011

Objectif lune

Ou comment garder l'espoir de lendemains qui chantent. D'une boule qui tournerait à nouveau rond. Le printemps arabe a connu quelques soubresauts ces derniers temps mais laissons à leur souveraineté nouvelle, les peuples fraichement arrivés à changer le cours de l'histoire. Ce printemps tant attendu par tous gagne désormais notre vieux continent. Exit Berlusconi ! Ne manquent que le goudron et les plumes. Presque tenté de le rajouter dans la liste de ceux qui, depuis Ben Ali, ont mordu la poussière. Très tenté aussi de penser à ceux qui pourraient lui emboîter le pas. Hum... Patience, patience...  

 « Le fer heurtant le fer ; La Marseillaise ailée et volant dans les balles ; Les tambours, les obus, les bombes, les cymbales ; Et ton rire, ô Kléber.» Victor Hugo, in "Les châtiments"

mardi 25 octobre 2011

Fragments d'automne

A l'affut. Pont de l'Ill. Poster l'image du jour. Capturer des ombres urbaines. Soupirs d'un soir. Lisser la lumière. Noir désir. Agitation discrète. Fuite vaine.
Vous voilà dans la boîte. En ligne.

jeudi 6 octobre 2011

La gueule de l'emploi


A J-200 de la présidentielle, J-3 des primaires... La course au trône est lancée. Qui l'emportera ? Hum. On ne sait. Les notables fourbissent armes et arguments jusqu'à plus soif. Après faudra tenir la distance face au sortant.
Dans un autre genre, moins feutré que les débats dits citoyens, le recrutement dans le secteur privé ne lésine pas dans les moyens inhumains pour embaucher au SMIC un/une pauv' gars. Doc choc à voir ce soir sur France 2.

Ah la belle époque que nous vivons là. N'est-ce pas ?

vendredi 23 septembre 2011

Valise

Valise : [va - liz]. n.f.
1° Petite malle de voyage qu'on porte à la main généralement du siège d'UBS à Zurich jusqu'à Paris (55 rue de la Boétie). A ne pas confondre avec la valise diplomatique qui elle, reste au Quai de la gare d'Orsay.
2° Avoir des valises sous les yeux. Grosse fatigue. Pas de doute.
3° Faire sa valise. Lang. fam. Casse-toi pauv' con. C'est ce que devrait commencer à faire certains pensionnaires de palais ou d'hôtels parisiens.
4° Mot-valise. Fruit du mariage de deux ou plusieurs mots. Amalgame, disent-ils. La vérité, je vous le dis. Tout ça sent la couillonnerie.

jeudi 22 septembre 2011

Damnés















Rien ne change. Ainsi va la vie. Au fil de l'eau. Sans prise. Moutons noirs condamnés. Sans recours.
Marche et crève. Clapotis de l'actualité. Peine capitale. Libre cours. Toujours. Là-bas. Obama ou pas.

Nerfs en pelote. Indignés, résignés ou dépouillés. Sortir du rang. Essayer. Manifester. S'épuiser. La dette a bon dos. Éponger d'abord. A tout prix. Même l'aide alimentaire y laisse sa peau. Pas simple, tout ça. Automne des illusions. Espérance en berne et utopies au placard.

lundi 16 mai 2011

Calvaire



















DSK. Vrai chemin de croix qui mène droit vers le cimetière des éléphants. Oubliez le 10 mai. Après le 21 avril, voici le 15 mai. Comme un mauvais film de série B en plein festival de Cannes (Vous avez dit Kahn ?), ça fait tâche. Pas de strass ni de paillettes. News sidérantes. Le sordide est de sortie. Fin des primaires. Ère des primates. Shérif à deux balles. Far west. Garde à vue ici, tir à vue, là-bas. Menottes aux poignées, fissa. Violence gratuite. Exposée. Exhibée. Présomption bafouée. Déprimant au final. Vraie valse à mille temps, loin de celle de Brel ou de... Strauss. Valse des images qui fait tourner les têtes. Le tournis, la nausée. Fichue époque. Et vice versa. Et bis repetita. Amen.

lundi 21 mars 2011

Front

FRONT nom masculin. - (1080 ; lat. frons). Gare à  la confusion. Au féminin, difficile de passer l'éponge.
1. Partie supérieure de la face humaine, comprise entre les sourcils et la racine des cheveux. Le front haut. Gagner son pain à la sueur du front. Par ext. littér. Les opprimés commencent à relever le front.
2. Revirement. Faire front. Résister, tenir. Le Printemps arabe toujours et encore. Tomber au front. Les combattants du front. Le blogueur libyen de Benghazi, Mohammed Nabbous est mort au front. Le 16 mars, il disait : « Ecoutez les amis. Etre fort ou faible ce n'est pas important aujourd'hui. Ce qui compte c'est d'être vivant ou mort, et on doit faire quelque chose maintenant. ». Il aurait pu, il aurait dû marcher le front haut, avec fierté dans son pays libéré.
3. Façade, fronton. Front de mer. Tsunami plus fort. Le premier ministre Naoto Kan a dû finalement courber le front. Tristesse et désolation au Japon.
4. Bloc, groupement, ligue. Le front quand il est républicain permet de faire barrage à celui simplement national. Tous ne l'ont compris. C'est clair, le front n'est plus populaire. Le front sera présent au second tour dans 402 cantons. Dans 39 d'entre eux, le parti frontiste est arrivé en tête au premier tour. Désormais national ou de gauche, il hérisse le poil. Votons !
5. De front. Loc. Adv. heurter de front quelqu'un.  Directement et sans ménagement. Aborder de front un problème.
6. Audace, impudence. "Quoi, vous avez le front de trouver cela beau ?" Molière

mercredi 2 février 2011

No Pasaran

Depuis le temps que l'on nous bassine avec 2012, c'était oublier 2011. Année à rebrousse poils pour les autocrates arabes. C'est ainsi. Yallah les amis. Le train de la démocratie est lancé. Même les amis de Mickey s'y mettent et essayent de rester à niveau en désignant Art Spiegelman lauréat du grand prix d'Angoulême. Comme un rappel utile à tous, à l'heure où des croix gammées fleurissent en Alsace. Terre meurtrie. Turcs honnis. Insupportable. Bêtise sans nom. Ou plutôt si...
La lie de l'humanité n'est jamais loin. Ne jamais oublier. Ne jamais lâcher prise.

jeudi 30 décembre 2010

Dernières lectures de l'année

Avant de tourner la page. Lire les mots de ceux nés avant Guerre. Lire dans leur rétroviseur. Plonger dans une jeunesse somme toute éternelle. Titre commun. Ou presque.

Avec Philip Roth, l'espoir est une nouvelle fois déchu. La révolte est impuissante et les mauvais choix se payent très chers. Le propre du roman. Celui qui livre malgré tout son lot de plaisirs.

Indignez-vous. Il en restera toujours quelque chose. Stéphane Hessel veut rester dans un dernier élan écrit porté par l'espérance. Essai militant. Propos polémistes. L'indignation en fer de lance. Maître mot à décliner dans tant de domaines.

jeudi 23 décembre 2010

Derrière la porte

Soupçon de lumière. Voir l'année se consumer.
N'en garder que le meilleur. Chaleur du foyer.
Privilège absolu. Décalage. Indécence.
Alertes oranges en France. Tempête en Côte d'Ivoire.
Bons voeux à formuler. Sincères et impuissants.
Retour sur terre. Vous souhaiter le bonheur.




Rétrospective "fenêtre et lumière" :
à Marrakech
à Prague

dimanche 19 décembre 2010

Tragédie en Côte d'Or

Le syndrome France Telecom touche désormais le syndicat des Pères Noël. Depuis la mise en place des 35h par le pouvoir socialo-communiste (ben évidemment), depuis le sordide et illusoire "travailler plus pour gagner plus" (faut pas croire qui vous savez), les pères Noël, dans la dernière ligne droite, n'en peuvent plus et craquent littéralement. Cadences infernales, non remplacement d'un départ sur deux à la retraite, pressions folles de toutes parts, hiérarchie instable, ordres contradictoires, mobilité obligatoire, perte de moyens, rennes usés, neige aux balcons, frais de déplacement non remboursés, Etc. Arriva ce qui devait arriver. Maurice, 61 ans, 40 ans de bons et loyaux services pour la Cause Noël, bien noté par ses supérieurs, apprécié de ses collègues, s'est pendu haut et court dans la nuit de samedi à dimanche à Lux (21120). Toute l'équipe du Murche club s'associe à la douleur de la famille et lui présente ses sincères condoléances.

vendredi 12 novembre 2010

Insouciance

















Loin de la retraite. Loin du G20. Loin du remaniement. Loin de la guerre des monnaies. Loin de tout en somme. L'insouciance de la vie. Celle des copains d'enfance. Des souvenirs. Des images. Le règne des douces utopies. Le rire complice. Le rire plus fort. Avancer et vieillir. Dévorer et apprendre. Prêts à tout. Émotions de moments si fragiles. Peu importe. Nous y sommes. Nous pouvons regarder les nôtres. Et. Sourire désormais de ce bonheur insoupçonné. Vie précieuse. Ne l'oublions pas.

mardi 7 septembre 2010

L'été indien

Bon, aujourd'hui il pleut partout. On s'autorise une petite mise à jour de l'aktu. De toute façon, finie l'insouciance du mois d'août. Il est temps d'ouvrir le bal du mois de septembre. Trois options pour vous. Oublier la plage et battre le pavé au sein des cortèges, tailler ses crayons au bureau OU (le bonheur d'être parisien) se programmer une cure régénérante des films de Satyajit Ray. Ouvrez grands vos oreilles et allez-y les yeux fermés. Elevé dans la lumière de Jean Renoir, Ray a comblé les cinéphiles par son art, ébloui les voyageurs par ses illusions, calmé les grincheux par sa vitalité. Mais. Point de blabla ronflant. Profitez plutôt bandes de veinards... Je ressortirai mes vieilles cassettes de mon côté, car parisien, je ne suis pas.
Tout le programme RAY du musée Guimet.

On peut quelquefois résoudre des problèmes insolubles, en devenant fou. La folie est comme le tapis merveilleux des Mille et une Nuits. Elle peut vous soulever par-dessus les innombrables considérations mesquines qui obstruent la vie quotidienne. Rabindranath Tagore

mercredi 14 juillet 2010

Bain culturel bourguignon

Il y a peu, j'entrais dans l'univers fascinant de la Bourgogne par la grande porte. Oui, monsieur. Un Chambolle-Musigny d'un autre monde me fit chavirer définitivement, après quelques verres, dans une ivresse noble et heureuse. J'y pense encore, non sans rougir un brin. Pas de doute, la supériorité sur le Bordeaux n'était donc pas un mythe. Quelques jours plus tôt, je découvrais l'art de grumer qui, une fois maîtrisé, permet d'inonder le gosier, avec ce minimum de perversité qui fascine tant l'expert de bouche en cul de poule. Oui, cet art de caresser le palais, de le titiller jusque dans ses dernières limites avec ces va-et-vient passionnés qui surexcitent à merveille nos papilles, sait nous livrer ces nectars de folie à nos instincts les plus grégaires.
Bon, je m'emballe. Je reconnais. Mais ça, c'était avant. Maintenant, la réalité en Bourgogne est toute autre. Rien n'est jamais tout blanc. Ou rouge. Le Bourgogne peut aussi être "rosé". Il n'est pas toujours servi en bouteille ou en carafe mais il se distribue aussi en bidon de 5 litres. Et surtout, on y colle au fond du sirop de pamplemousse. Le tout fait la fureur de toutes les fêtes de village. Rosé pamplemousse. Les frigos fleurissent dans les champs les jours de concours de pêche à la truite. On ne peut résister. Un genre de Kir du XXIe siècle qui doit faire frémir le bon vieux chanoine d'Alise Sainte Reine. La vuvuzela de l'apéro. La tête, après deux verres, bourdonne de la même façon. Mais ce n'est pas tout. La moutarde, qui se voulait fleuron du coin avant de se retrouver à toutes les sauces aux quatre coins du monde, a, elle aussi, baissé la garde. L'autochtone, figurez-vous, badigeonne sa merguez et sa chippo avec de la mayo. De la ma-yo-nnai-se. Au pays de la moutarde. Ma pauvr' dame, j' suis d'accord, tout fout le camp.
Peut être que pour retrouver le parfum des ravenelles, faut-il passer par Bèze le 15 août à la fête des andouilles et du cornichon. Sainte Marie. Nous y voilà. Qu'on se le dise. La Bourgogne avec ses millésimes, sa côte d'Or et son art de vivre a écrit de nouvelles pages de sa vie culturelle et gastronomique.

mardi 13 avril 2010

Contre jour

Pédaler à contre courant ou à contrecœur ?
Bah, juste à l'insu de son plein gré, dirait Richard.
Mais. Sans jamais baisser la tête et droit dans ses bottes ! SVP.
Oui, m'sieurdame. Contre vents et marées.
Tout en restant dans l'ombre.
Tout un art, j'vous le dis. Celui de parler pour ne rien dire.
Aaaah les vacances. Tout de même. Parfois on abuse.