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mardi 6 mars 2012

Paradigme

Parapluies des quatre coins du monde.
Cherbourg et Bombay.
Ou ailleurs. Porte-parapluies.
Rétroviseur. Retour du futur.
Paranormal ou parallèle.
Peu importe.
Juste couver l'empreinte indélébile.
Instant rare.
Parabole.
Par amour.
Par à coup.
Abri de fortune et des regards indiscrets.
Paradis ou temps perdu.
Abri-abra cada-bra.
Parbleu.
La magie opère. Opéra.
A cœur ouvert.
Chasse la douleur.
Panses-y.
Paracétamol.
A quat'sous. Pour deux balles. Trois fois rien.
Pas un clou.
Pas grave.

jeudi 1 mars 2012

Joie méchante

C'est ce que Limanov lui-même a exprimé après l'attribution du prix Renaudot à Emmanuel Carrère : "une joie méchante". On peut comprendre ce sentiment contrasté de Limonov. Héros de livre, lui qui rêvait d'un destin de héraut national-bolchévique. Il y a de quoi l'avoir mauvaise. Les bien-pensants occidentaux récompensant un Carrère qui va se faire du beurre sur le dos d'un révolutionnaire.
Mais, au-delà de ça, dans cet hiver en fin de règne, il me faut saluer une vraie joie de lecture. Carrère donne, dans son bouquin, du lustre à un personnage obscur, sulfureux, antipathique mais captivant. Cette vie sous toutes les coutures de Limonov, idole underground comme exhibée en plein air, laisse la crasse, le sang, le sexe, la poésie, la puanteur, la vodka... se mêler à l'histoire de la Russie post Brejnévienne jusqu'à Poutine. La journaliste Anna Politkovskaïa ouvre le sinistre bal de cette perdition. La boue malsaine et grise est bien le fil rouge (sic) de l'Histoire de la Russie, d'un roman baigné dans le réel. La fascination reste ainsi intacte au fil des pages et Carrère réussit avec l'Est ce qu'Ellroy, dans une certaine mesure, a raconté de l'Ouest. La morale n'est pas plus sauve. Mais, sans doute, "est-ce plus compliqué que cela", diraient auteur et protagoniste dans un même élan.

vendredi 17 février 2012

A propos d'Elly


Film d'Asghar Farhadi avec Golshifteh Farahani (2009) vu dans "le poulet aux prunes" de Marjane Satrapi. Deuxième film d'Asghar Farhadi, juste avant son Ours d'or à Berlin pour "une séparation", qui s'impose dans le monde du 7e art d'autant plus compliqué qu'il sait contourner la censure locale. A propos d'Elly est un film en huis clos ouvert sur la mer. Paradoxe sans doute. Film à voir, à vivre comme une plongée en nos fors intérieurs, en nos sentiments parfois troubles, contradictoires, passionnés dès lors que le train quitte ses rails. Métaphores à foison pour un film riche, magnifiquement interprété et réalisé par le maître iranien.

dimanche 1 janvier 2012

2012

"L'intelligence ne consiste t-elle pas à se fixer en même temps sur deux idées contradictoires sans pour autant cesser de fonctionner ? On devrait, par exemple, pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir et, cependant, être décidé de les changer." Francis Scott Fitzgerald, in la fêlure (1936)

mercredi 28 décembre 2011

Le retour




Droit devant. Écoutilles grandes ouvertes. Oreilles dégagées. Prêt pour une année nouvelle. En découdre avec l'adversité, quelle qu'elle soit. En finir avec la sinistrose ambiante. Décapons nos neurones, retrouvons faim et soif de l'autre, de l'ailleurs, de l'étrange. Sel et piment doux. Sucre et fraises. Lâcher prise. Lâcher du lest. Se lâcher. Oui. Halte à la guimauve qui colle aux dents. Made in France ou pas. Prenez soin de vous et profitez du meilleur à venir. Glou.

jeudi 25 novembre 2010

Tea time


Just tea for two
And two for tea
Just me for you
And you for me alone
Nobody near us to see us or hear us,
No friends or relations
On weekend vacations,
We won't have it known, dear,
That we own a telephone, dear...